Lundi 11 Janvier 2010, 14:29

Avec Colle Sow Ardo...

Avec Colle Sow Ardo, styliste Sénégalaise


 

Lundi 11 Janvier 2010, 14:24

Meilleurs Voeux 2010


 

Lundi 11 Janvier 2010, 09:57

Atelier stylisme (Fashion Club) à l'école Américaine de Libreville

Avec mes graines de stylistes... Exposition pour Haloween


 

Mardi 29 Décembre 2009, 18:18

Destination Gabon...


 

Mardi 29 Décembre 2009, 18:12

Mes origines

Haut Ogooué, 2ème province du Gabon, est située au Sud-est du pays. Province frontalière de l'Ogooué Lolo, le Haut Ogooué, c'est également Mounana, Moanda, Akiéni, Okondja, Bongoville, Ngouoni, Bakoumba, Boumango, des localités qui ont chacune, sa spécificité, que ce soit sur le plan culturel. La diversité culturelle du Haut-Ogoué offre à ses enfants une source inépuisable d’inspiration. Bon nombre de grands artistes du pays sont originaires de cette province. Le visiteur qui se rend dans la province du Haut Ogooué est frappé par la mosaïque de sa culture. La forte prépondérance culturelle du peuplement du Haut Ogooué permet d’affirmer qu'elle était le Gabon en miniature. Le paysage est tout aussi diversifié. Le fleuve Ogooué qui prend sa source sur les plateaux Batéké arrose la province de part et d'autre et se divise en plusieurs branches qui irriguent des vallées dans des départements environnants. Franceville Masuku est la capitale provinciale du Haut Ogooué.


 

Mardi 29 Décembre 2009, 17:51

Projet PNUD,ART GOLD,CARITAS GABON....

Formation Couture par Mireille Nzoubou... Dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, le Gouvernement Gabonais en partenariat avec le PNUD a mis en place un programme d’Appui aux Réseaux Territoriaux pour la Gouvernance Locale et le Développement.

La province du Haut-Ogoué, avec les provinces de l’Ogoué Maritime, de l’Estuaire et du Moyen-Ogoué sont les cibles principales de la première phase du programme Art Gold Gabon. Bien qu’étant considéré comme les pôles économiques du pays, le choix de ces zones se justifie par plusieurs faits : - Forte concentration démographique - Seuil élevé de pauvreté - Insuffisance d’infrastructures sociales de base - Taux élevé de chômage Dans la province du Haut-Ogoué, la commune de Franceville dans le département de la Mpassa et la commune de Bakoumba dans le département de Lékoko sont les premières cibles du programme ART GOLD Gabon visant a améliorer les conditions de vie des populations. Une étude menée dans la commune de Franceville a ciblé le 3ème arrondissement, ou le seuil de pauvreté est alarmant. C’est ainsi que l’ONG CARITAS GABON a bénéficie d’un appui financier pour la mise en œuvre du projet d’Appui a l’insertion sociale et économique des jeunes du 3eme Arrondissement dans l’apprentissage des différents métiers. Le projet d’appui à l’insertion économique et sociale des jeunes du 3e arrondissement de Franceville vise la réduction de la pauvreté des groupes vulnérables en l’occurrence la frange la plus jeune de la population tous sexes confondus (Les jeunes filles mères, jeunes garçons, désoeuvrés et toxicomanes) Ce projet est né de la volonté d’un partenaire de développement du 3ème arrondissement de Franceville en l’occurrence CARITAS de contribuer à l’effort du gouvernement gabonais dans la lutte contre le chômage des jeunes et leur exclusion économique et sociale, par l’information, l’éducation, la formation et le développement d’activités génératrices de revenus. Ces jeunes auront une formation professionnelle en savonnerie, en couture, en tricotage, et art ménager. Le projet va s’atteler aussi à la création d’un environnement lettré à travers la mise en œuvre d’un centre de documentation et d’information au profit de la grande majorité de la population du 3e arrondissement de Franceville. Le centre va également accompagner les jeunes ciblés dans l’obtention de leur permis de conduire. Dans ce projet, la couture, n’est pas comprise comme simple forme d’art, les objectifs ont été autres. En effet, cette formation est comprise non seulement comme une pratique artistique mais aussi comme un outil d’insertion sociale et économique. La couturière, comme la styliste que je suis, est une voyante qui donne à l’habit et donc au corps une signification et une profondeur nouvelle au moyen de couleurs, de formes et de symboles. Les filles mères ont parcouru un chemin, elles ont fait preuve de volonté et de dextérité pour achever la formation. Cette formation a été un double Rendez-Vous, Rendez Vous de la mode, mais bien plus que cela, un rendez vous du donner et du recevoir. Au terme de cette formation, les filles mères de Pickas-Matébélé sont à présent dans l’industrie de la mode, du textile et de l’habillement. Bien que la formation de 216h ne permet te pas aux apprenantes de réaliser pour l’instant des créations Haute-Couture, à leur mesure elles sont capables pour la plupart de réaliser des pièces de bonne qualité leur permettant de générer des revenus. La formation s’est axée sur les réalités des techniques de la couture manuelle et mécanique autour et dans leur environnement immédiat. Cela dans le souci de leur permettre de subvenir aux besoins de leurs enfants. En effet les exigences du métier varient des zones rurales aux zones urbaines à forte concentration de population.


 

Mardi 29 Décembre 2009, 17:19

Mbolo!


 

Mardi 29 Décembre 2009, 15:42

Mariage coutumier

La future mariée Hortense est assise par sa tante maternelle...


 

Mardi 29 Décembre 2009, 15:35

Mariage coutumier

La future mariée a le visage voilée par une feuille de bananier...


 

Mardi 29 Décembre 2009, 15:26

Le raphia

L’art du tissage se transmet héréditairement, c’est une activité exclusivement masculine. L’apprenti doit être le fils, le frère cadet ou un neveu utérin du tisserand. Il accompagne l’artisan dans son travail et est chargé des opérations préparatoires, des fibres notamment. Le tisserand construit son métier à tisser d’une hauteur totale d’environ 1,70 m, en l’orientant de telle sorte qu’en travaillant, il ne soit face ni au levant ni au couchant. Le métier est placé sous la véranda à gauche de l’entrée. Il est de constitution simple, c’est un métier à rang qui se compose essentiellement de deux ensouples entre lesquelles la chaîne est tendue.

Deux pieux profondément enfoncés dans le sol et espacés d’environ 55cm, sont attachés à l’ensouple inférieure. L’ensouple supérieure est reliée par une corde à un bâton fixé dans les chevrons de la toiture. Cette corde permet au tisserand de régler la tension de la chaîne qui est dans une position oblique. Le métier à tisser comporte différentes parties ayant chacune son nom. Le tissage est une activité qui a une signification profonde. En effet, tant au niveau des gestes, des instruments, que des interdits et obligations auxquels est soumis le tisserand. Les tisserands que j’ai rencontrés à Moupia, n’exercent pas tous les jours et il est interdit de tisser après le coucher du soleil. Les pièces de raphia étaient aussi des éléments importants de la dot. Les pagnes de raphia de couleur reflètent une importance particulière. Les fils de trame teintes en rouge, en noir ou en gris, employés, permettent d’obtenir des rayures transversales. Suivant la longueur et la largeur de ces fibres, on peut obtenir une infinie variété de dessin. Les pièces sont généralement de même largeur (Environ 40cm), mais leur longueur est variable. Les pagnes de raphia sont constitués par un certain nombre de pièces de tissu. Ce nombre n’est pas anodin. En effet, certains pagnes ne sont portés que par les chefs de famille et les notables du village. Les franges du pagne ont également leur importance. La façon dont les coutures sont rabattues revêt une importance particulière. En effet, toute pièce rabattue sur une autre est considérée comme mâle, par rapport à cette dernière. Le pagne de raphia dans la culture du Haut-Ogoué en général, représente aussi des symboles, c’est une représentation physique du monde des esprits. Il y a deux divinités : Djiami’a’yulu (Dieu du ciel) et Djiami’a’ntchiê (Dieu de la terre), le monde inférieur et le monde d’en haut, le monde supérieur. Cela dénote aussi la dualité de la nature humaine, « Mvuru’o’muo li légulu lébi, li légulu lé vê ! Chaque humain vivant a deux côtés : l’un bon, l’autre mauvais… » Dit le dicton. Ainsi il existe un symbolisme du pagne de raphia, au niveau des coutures qui revêtent une importance particulière par la manière dont elles sont rabattues et qui déterminent le nombre de différentes pièces qui composent le pagne. Le pagne de raphia revêt donc une signification particulière et demeure un objet rituel privilégié. Les danseurs portaient des pagnes de raphia, en forme de pantalons bouffants. Les costumes de la danse Mali chez les Tékés étaient entièrement réalisés en étoffe de raphia et se résumaient en de longues tuniques qu’accompagnait un foulard. Les fillettes obamba portaient sur leur « obari » des jupettes de fibres de raphia. Chez les Mitsogo, ces pagnes étaient partout teints en noir, attachés à la ceinture ou noués au-dessus des seins. Chez d’autres populations ils étaient teints en rouge ou en jaune. (Raponda-Walker/ Sillans, 1961: 464).


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