Sévère servile

Les nerfs se chevauchent
sur la longue futilité
et mes abreuvoirs, mes forêts
sont des souvenirs massés

Pourquoi, animal soyeux
le retour de bâton
la conscience malade
les nerfs en boule
et suer ma grande eau ?

De moi rien ne sort
mais je vois autour
s’agiter et bruire
de vulgaires trompeurs
qu’un coup de vent agite
qu’une bonne farce amuse
et tout retombe
dans l’oubli

L'ennui me gagne
je ne crois plus m'élever
attends dans l'ombre en fuite
le gouffre d'une petite mort



   

Profil

Nom: R. Disdero
Situation : Poète - Illustre Acteur





" Vous comprenez, Disdéraude, maintenant ils vont réfléchir à deux fois avant de rencontrer quelqu'un d'ici. Finalement, vous êtes allé là-bas les mains dans les poches, au petit bonheur..."


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