Acrostiche de Manon

Mardi 04 Novembre 2008, 18:00

P our un baiser, je t'offrirais le ciel,
R ien qu'un sourire pour percer le soleil
I ntense et pur sous l'or de ta peau,
N ouvelle étoile, Astre de mes mots.
T es lèvres sont un miel de délice,
E t ma vie devient un tel supplice,
M on amour, de ne pouvoir te dire
P ourquoi je ne peux te retenir !
S omptueux, tu dresses mon décor
D evant la douceur de ton corps.
E t si les mots dont des poèmes,
S 'ils s'écrivent par des "je t'aime",
P as à pas, je les écrirai pour toi,
O ubliant les jours, le temps qui s'en va,
E spoir de croire encore et toujours
T endrement, et de tout mon amour
E n ces mots qui te rendent éternel
S ur les pages d'un amour immortel...

 



 

Acrostiche n° 39 de Kristy

Mercredi 12 Novembre 2008, 15:55

Printemps des Poètes Prime douce heure nous ravi-gueur, Réveil mystère après l'hiver, Insoucieusement malicieusement, Nature en marche triomphe en arches ! Tout doux le jour pousse en amour, Empreint de sève nourrit nos rêves, Mousse des sous-bois serre aux abois, Poussivement mais force-aimant, Soleil saveurs, rayons bonheurs ! Des couples en fleurs riment accroche-coeur, Egrainent baisers vives embrassées Serments et voeux, Cieux luxueux Parfume l'air, jaillis de terre , Obsède de vie, inonde d'envies, Espoirs certains d'un lendemain, Temps des poètes, ère des rimettes, Eveille, abuse, Printemps ma Muse ! Sacré pastiche, drôle d'acrostiche !


 

Poème de Bernarddu46

Mardi 04 Novembre 2008, 18:27

 LA BROCANTE


Pour changer d’air,

Allez flâner chez l’antiquaire,
Pour l’pessimisme,
Délivrez vous, chez l’bouquiniste.

Ou bien alors, si ça vous chante, 

Faites un petit tour, à la brocante
Il suffit de pousser la porte,

Et le mystère vous emporte.     

On y trouve des passionnés,
Du bel artisanat du passé,

Heureux du plaisir de fouiner,

Comme des gamins dans un grenier                       
Petits pas lents dans les travées,

Mais vos yeux courent pour chiner.

Meubles cirés, bien chevillés,

Goûtez le dessin du poirier,

Le rouge exquis du merisier.

Flattez le lisse du noyer 
Vous trouverez l’étrange l’objet,

Celui qui garde son secret,

L’énigme au charme suranné,

La devinette le pied de nez,

La récompense de votre traque,

Un joli broc dans le bric à brac.

Et pour les faire bien mieux chanter,

On peut aussi les détourner.  

Un très vieux pétrin bien dressé, 

Fera  un beau confiturier.

Prenez le temps de la ballade,    
  
Ecoutez, ces objets bavardent.

Pour changer d’air, 
Allez flâner chez l’antiquaire.
  
Pour le pessimisme,

Délivrez vous chez le bouquiniste.

Ou bien alors, si ça vous chante 

Faites un petit tour à la brocante  
 
Plus de cafard, un peu d’astuce,     

Secouez vous, sautez aux puces !


 

Poème de Bertolino

Mardi 04 Novembre 2008, 18:10

La rampe de l’étrange

 

 

je descends sur la rampe de l'étrange

 

où la vie ne ressemble à rien

 

elle se montre différente

 

je marche, je m'affronte enfin

 

 

laissant une fumée de paix

 

j'entre par tous les coins de chambre

 

mon âme poudreuse se tait

 

telle une langue qui se fait tendre

 

 

pourtant l'air est magnifique

 

il s'en va vers le désert

 

c'est une coulée alchimique

 

une transformation nécessaire

 

 

maintenant l'univers

 

veut parler à travers la fente

 

le nouveau germe de la lumière

 

ne naîtra plus du même ventre

 

 

nous couvons une calcination

 

de l'âme qui ne peut que s'en troubler

 

l'oiseau est la libération

 

de la source calcinée

 

 

je m'en vais faire des pas de sabres

 

en faisant craquer les étoiles

 

je récolterai tout le sable

 

et me ferai un sang miroir

 

 

je suis en transe dans le placard

 

un fusil blanc surgit du vide

 

et pointe vers moi comme un phare

 

son tunnel creux d'un rire

 

 

le sel est la fécondation

 

de l'irréel dans le brouillard

 

ton âme est une crispation

 

tu ressembles à un vieillard

 

 

la chair s'étire sur la broche

 

d'une lumière angulaire

 

on enlève la peau et l'accroche

 

on tue, on scalpe le soleil

 

 

je descends sur la rampe de l'étrange

 

où la vie ne ressemble à rien

 

elle se montre différente

 

je marche, je m'affronte enfin

 



 

Poème de Christina Bianca Troncia

Mercredi 05 Novembre 2008, 17:54

 FACADES ! 

JE N'AIME POINT CES MURS TROP LISSES…
SUR LESQUELS LES SALAMANDRES GLISSENT…
OU MEME LES TACHES ONT LA PEAU LISSE…
OU LES LEZARDES PARAISSENT…SI TRISTES !

JE N'AIME QUE OU LES PIERRES S'ENTASSENT…
OU LES VIPERES PEUVENT SE CACHER…
MAIS IL EST VRAI QUE LES MONTAGNES…
SEMBLENT SI CONNES AINSI CREUSEES !
SI JE DEVAIS GRIMPER SANS HATE…
CES MURAILLES INSIPIDES…
IL ME FAUDRAIT ETRE UNE MOUCHE…
POUR DECRASSER CES FINES COUCHES !
MOI ! JE MONTE ET CRAPAHUTE…
SEULS LES GALETS COMPOSENT MA HUTTE…
ET POUR PEU QUE L'ON ME DEVOILE…
C'EST SUR MON DOS QUE JE L'INSTALLE !
J'AIME MES MURETS, JE VOUS L'AVOUE,
DE GRAINS DE SABLE, PAR-DESSUS TOUT,
ET M'Y ENFOUIR…
EN PLEIN ETE !
PEUT-ETRE AVEZ-VOUS COMPRIS…
QU'A DEFAUT DE CONCASSER…
MA FIERE MURAILLE D'ECHINE…
JE LA LAISSE LA…BIEN EXPOSEE !
ET C'EST AINSI QUE SUR CES MURS…
BIEN LISSES ET BRILLANTES…
AU SOLEIL…JE DECLINE…
EN LAISSANT TRACES…D'IDENTITE !
DE PAR LE MONDE…ON BAVASSE…
HERMITE…OU TORTUE…
ESCARGOT…
MAIS AUSSI…HELAS !
CES PAUVRES SŒURS BIEN DEMUNIES…
QUE L'ON DENOMME…LES LIMACES !


 

Poème de Christina Bianca Troncia

Mercredi 05 Novembre 2008, 18:12

MON CORPS ! 


Mon corps ! Cette métaphore !
Aussi rond qu'une amphore !
Qu'il en réclame encore
Des merveilles d'Angkor !Quand, alangui, se dorant au soleil
Caressé par le sable,
Baignant dans un sommeil…
Encore engourdi, allongé sur le dos,
Lentement, il s'éveille au clapotis de l'eau !
Son grain, si doux,
Coquillages aux embouts…
Peau mouillée par les vagues,
Seule ornée d'une bague !
Quand ses formes de dune,
Plongeant dans l'écume,
A peine vues des côtes « maï »,
Ondulent et s'encanaillent !


 

Poème de Estelle

Mardi 04 Novembre 2008, 17:52

Succès
A mesure que j'avance, comme un très vieil adage,
Ton nom, intimement, pour me donner courage,
Comme pour dissimuler que  je tremble en silence,
Se dit et se répète pour me donner puissance.
Quand je t'aurai trouvé, échappé des ténèbres,
Aussitôt lestée des quelques pensées funèbres
Qui pointillent ma vie, je reprendrai espoir
D'apprécier autrement le reflet du miroir.
Incomplète, imparfaite, j'ignore ma souffrance.
Pour le temps qu'il faudra, j'ai autant de patience.
Invaincue, je renonce à l'idée que l'abîme
Accueillera mon rêve que ton nom me sublime.




 

Poème de Estelle

Mardi 04 Novembre 2008, 17:58

On croit aimer quelqu'un

On croit aimer quelqu'un,
Et on est prêt à tout donner.
On renie jusqu'aux siens,
Et à la peine qu'on peut causer.
 
On est sûr et certain,
A tort, d'avoir raison,
Jusqu'au moment inopportun
Où il faut demander pardon
Je commande aux éléments
J'arrête la marche du temps
Je fais fuir les archanges
Car mes pensées les dérangent
Quant à moi, je trouve comiques
Toutes ces figures angéliques
Dessinées sur papiers blancs
Animées de sentiments
Tout cela est si classique !



 

Poème de Estelle

Mardi 04 Novembre 2008, 17:58

Otage

 

Je croyais être venue
Au monde pour être aimée,
Et jamais je n’aurais cru
Devenir l’otage bée
De l’amour que je te voue,
Passion qui forge en moi
Un être nouveau en tout,
Ame incarnée d’émoi.
Autrefois fière insoumise,
Prisonnière aujourd’hui,
Qu’une gestuelle indécise
Mes sentiments trahit.
S’accumulent en ridicule,
Peines perdues, efforts vains,
Car sans recul, ils m’acculent
Dans la paume de ta main.

 

 




 

Poème de Felicita

Mardi 04 Novembre 2008, 17:56

Invitation

 

Tu t'es invité dans mon coeur,
Sans autorisation,
Ni quelconque invitation,
Fais ton nid à l'intérieur,
A la conquête de mille et une découvertes,
Détaillant mon corps des pieds à la tête,
Tes baisers déposés avec tendresse,
M'entraînant dans ton ivresse,
Et nous partons,
Allez viens,
Sans se soucier du lendemain,
De nos corps alanguis,
Nos coeurs en sursis,
De cette prison dorée,
Où tu ne peux plus t'échapper.



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